Puis-je me placer à côté de mon copain/ma copine ?

Compagnons d’âge

Les compagnons d’âge jouent un rôle important dans la croissance et le développement. Tu te sens bien avec eux lorsque tu remarques des points communs : vous avez des intérêts communs, aimez les mêmes films, livres, avez les mêmes jeux préférés, vous aimez faire les mêmes choses, vous vous habillez de la même manière, parlez de la même façon, etc. Par ailleurs, vous remarquez que vous avez les mêmes soucis et interrogations (Suis-je bien tel que je suis ?). Que faire si mes souhaits ou pensées sont différents que ceux des autres ? Comment me faire accepter ? Que se passera-t-il si j’échoue à l’école? Qui et que voudrais-je être ou devenir, …). Ce qui n’empêche pas de remarquer des différences, car impossible d’agir, de penser, de sentir toujours de la même manière que les autres. Toutes ces expériences t’aident à comprendre qui tu es, ce qui te rends unique, ce que tu représentes pour les autres, quelles passions t’animent, avec qui tu te sens le mieux. Tes compagnons d’âge t’aident donc à réfléchir à propos de toi-même et de l’autre. Des compagnons d’âge éprouvent souvent de l’admiration les uns envers les autres en raison de prestations scolaires, de l’appartenance à un grand cercle d’amis, de capacités physiques, d’un tempérament ou caractère. Petit à petit, l’on remarque que les signes extérieurs (vêtements, argent, équipement sportif ou scolaire) perdent de leur importance lorsqu’il s’agit de se sentir bien avec quelqu’un. En observant, écoutant et discutant convenablement, on en apprend donc beaucoup sur ses compagnons d’âge. Partager des expériences se fait typiquement plus souvent avec des compagnons d’âge qu’avec des frères et sœurs, parents ou autres personnes. L’on apprend ainsi en petit groupe ce dont on devra être capable plus tard en tant qu’adulte : prendre soin les uns des autres, faire et recevoir des critiques et savoir en tenir compte, prendre les rênes mais aussi savoir les abandonner, être à l’écoute, faire et réaliser des projets, offrir son aide et en demander, maîtriser les rapports filles-garçons, faire confiance, se comporter face à l’autorité, etc.

Amis

Tous les compagnons d’âge ne sont pas amis et tous les amis n’ont pas non plus le même âge. L’amitié se caractérise par une grande confiance et du désintéressement. Cela signifie que tu fais quelque chose pour un ami après avoir remarqué qu’il en avait besoin, pas parce que tu peux toi-même en tirer avantage. Il faut pour cela être capable de se rendre compte de ce que quelqu’un d’autre ressent, pense et souhaite. Il s’agit d’un apprentissage. Pour les très jeunes enfants, les amis sont avant tout des camarades de jeu avec qui l’on partage volontiers des activités. Les pensées et émotions n’y jouent pas un rôle important (de trois à sept ans). Ce n’est que plus tard (entre cinq et neuf ans) que l’on comprend que d’autres enfants pensent et ressentent différemment, sans qu’il y ait déjà pour autant un rapprochement. La prise de conscience de la réciprocité de l’amitié ne vient que plus tard (entre six et douze ans). Ce sont les capacités de déplacement dans l’environnement de l’ami qui permettent de baser l’amitié sur la confiance et de la rendre plus intime (neuf à quinze ans). Enfin, des amis deviennent dépendants les uns des autres lorsqu’ils font montre d’un grand respect pour leur autonomie respective (à partir de douze ans). Ce qui est typique dans toute amitié, c’est que les amis aiment passer beaucoup de temps ensemble. Il est donc logique d’également aimer chanter dans la chorale avec son ami(e). Mais comme les voix peuvent être différentes, il est parfois préférable d’être placé à côté d’un autre choriste pour obtenir une meilleure harmonie dans la sonorité de la chorale. Même si des amis ne sont pas placés l’un à côté de l’autre, ils font partie d’une seule et même chorale, ce qui peut renforcer l’amitié. Et toute personne n’étant pas (encore) ami peut le devenir par le fait de partager des activités.


EYSI BLAUW43% des enfants et jeunes déclarent établir plus facilement des contacts avec d’autres grâce à leur participation à une chorale. 40% déclarent prendre plus d’initiatives, un sur trois ose plus facilement se défendre et un sur trois ose plus facilement défendre ses idées. Personne ne déclare une augmentation de la timidité, ni un accroissement ou une diminution du repli sur soi-même.


EYSI BLAUWA la question explicite concernant l’influence du chant dans la chorale sur le fait d’être détendu, 65,3% des choristes admettent se sentir plus détendus. Il faut toutefois être attentif à l’interprétation de cette question. Un sur cinq est resté indécis.