Une chanson, c’est comme une bande dessinée

C’est amusant de chanter dans une langue étrangère : de nouvelles mélodies, d’autres rythmes, des sons étrangers. Mais comme c’est difficile d’apprendre le texte par cœur ! Solution : réfléchir, agir et ressentir.

Quelques exemples :

  • Quels sont les mots qui ressemblent aux mots de notre langue ? Lesquels connaissons-nous déjà et lesquels pas ?
  • À quoi certains mots nous font-ils penser ?
  • Quelle ambiance reflètent la mélodie et le rythme de la chanson?
  • De quelle émotion peut-il être question ?
  • Quel est le sujet de la chanson ?
  • Quel mot revient souvent ? Quelles sont les phrases répétitives ?
  • Comprend-elle de nouveaux sons ?
  • Existe-t-il une traduction de la chanson ? Où peut-on la trouver ?
  • La chanson raconte-t-elle une histoire ?
  • Quelle est la partie la plus difficile à reproduire ? Et qu’est-ce qui est facile ?
  • Quelle image la chanson évoque-t-elle ? Quel son, quelle odeur, quel goût,… ?
  • Quel est l’ordre de la chanson ?
  • Peux-tu imaginer une histoire à partir de la mélodie et du rythme ? Correspond-elle à la chanson ?
  • Comment subdiviser la chanson ?
  • Dessine les différents tableaux de la chanson
  • Invente une autre fin à la chanson. Ou d’autres personnages. Transforme les personnes en animaux et vice-versa. Qu’est-ce que cela change ou non au texte ?

Comprendre, retenir et apprendre sont étroitement liés entre eux. Chacun a son canal préférentiel pour apprendre. Il suffit pour certains d’entendre une musique pour pouvoir la reproduire. Ils ont surtout une mémoire auditive. D’autres retiennent très bien les images ou doivent d’abord s’imprégner d’une chanson avant de pouvoir en retenir l’ordre. D’autres encore éprouvent le besoin d’occuper leurs mains, d’illustrer, de bouger ou de s’occuper pour mieux mémoriser. Il s’agit souvent d’une combinaison avec un unique canal préférentiel. C’est pourquoi il est bon de proposer toutes ces possibilités lorsque les choristes doivent mémoriser une chanson.

Apprendre et mémoriser se font parfois plus facilement dans différents contextes. Par exemple, tu as appris une partie de texte dans la chorale. Tu en parles à la maison. Tu fais des recherches en ligne. Tu demandes son avis à ton ami(e). Tu loues un CD contenant la chanson à la bibliothèque et le consultes dans le livret d’accompagnement. Tu sélectionnes une jolie phrase et la transcris dans ton journal intime. Au début de la répétition suivante, toutes ces découvertes se mettront en place. L’avantage de cette méthode, c’est qu’un autre aspect de la méthode de mémorisation est en même temps entré en lice : la répétition. Au plus les contextes d’apprentissage sont nombreux, au plus les répétitions sont fréquentes, au plus la mémorisation est ancrée. Au final, les mots clé restent ‘étape par étape’. Nous n’apprenons pas toute la chanson en une seule fois pour ensuite la répéter encore dix fois du début à la fin. Non, nous en apprenons une partie et l’approfondissons à chaque répétition.

Cette même procédure s’applique d’ailleurs à l’apprentissage des textes en langue maternelle. Et il est même préférable que les chanteurs qui chantent avec une partition, texte compris, se réfèrent à la traduction d’une chanson, ce qui leur permet de mieux en maîtriser le texte.


EYSI BLAUWUn enfant et jeune chanteur sur cinq indique ne pas savoir de quoi parlent les chansons en langue étrangère. Il existe une différence liée à l’âge. 87% des jeunes comprennent ce qu’ils chantent en langue étrangère alors que chez les enfants, ce n’est le cas que pour à peine deux tiers d’entre eux (71,5%).


EYSI BLAUWLa plupart des chefs de chœur attendent des enfants et jeunes qu’ils comprennent les textes qu’ils interprètent. Pour combler cette attente, 80% sont prêts à consacrer plus de temps à l’analyse de texte pendant les répétitions si cela s’avère nécessaire. Pour 15% d’entre eux, il suffit que les choristes soient capables d’interpréter les chansons avec empathie.


EYSI BLAUWLes chefs de chœur estiment la compréhension de texte comme très importante. Lorsque l’interprétation se fait en langue étrangère, il est logique que la compréhension de texte demande plus de temps que pour celle en langue maternelle. Pourtant, seul un sur trois y consacre plus d’attention pendant les répétitions. Il faudrait prévoir plus de temps pour la compréhension de texte pendant les répétitions lorsque c’est une chanson en langue étrangère qui est interprétée.


Tip LAMP grootPrends le temps de procéder à une analyse et interprétation de texte des chansons afin que les chanteurs puissent mieux se l’approprier et transmettre les bonnes émotions.